Regain du phénomène d’émigration : Pierre Goudiaby Atépa parle d’échec global

Le regain noté sur les tentatives d’émigration qui ont occasionné des drames ces derniers temps, dont le dernier en date est celui du chavirement d’une pirogue au large de Kafountine et qui a fait plus d’une dizaine de morts, a remis le couteau dans la plaie d’un phénomène jugé pourtant maîtrisé (les autorités). Interpellé sur cette question à l’émission Grand Jury l’Architecte, Pierre Goudiaby Atépa, évoque un échec global du développement de l’Afrique et bien sûr du Sénégal.

Le célèbre architecte sénégalais est formel quant à .la résurgence du phénomène de l’émigration en Afrique et au Sénégal en particulier. Répondant aux questions à l’émission Grand Jury ce dimanche, l’invité de Babacar Fall soutient que cela relève d’un échec global du développement en Afrique et au Sénégal, « C’est un échec du développement et du continent et du Sénégal. Parce que là, moi personnellement ce qui nous animent c’est de voir comment trouver les solutions à cet échec qui est global. Parce que la solution également, l’échec étant global, la solution ne peut pas être ni ciblée il faut revoir les fondamentaux », a soutenu l’architecte Pierre Goudiaby Atépa.

L’architecte reconnait par ailleurs que cet échec est également comptable pour toute sa génération « Nous avons échoué. Notre génération a échoué. Pourquoi ? Parce qu’après la colonisation au lieu de voir ce qui devrait développer l’Afrique et le Sénégal bien sûr, on s’est mis pratiquement toujours dans l’esprit du colonisé. Et c’est là, où je voudrais moi que pour définir le mal. Le mal c’est quoi ? Pourquoi les jeunes veulent-ils fouirent l’Afrique pour aller ailleurs alors que nous sommes le continent le plus riche au monde ».

Etant dans une perspective recherche de solutions à ce problème, Atépa déclare : « Maintenant nous, ce que nous essayons de faire c’est de voir comment éradiquer cela, éradiquer la pauvreté. Ce n’est que la pauvreté. Les gens qui prennent les bateaux c’est les enfants des pauvres. Qu’est ce que nous devons faire pour qu’il n’y est pas de pauvre ni en Afrique ni au Sénégal. Nous, c’est ça qui nous anime ».

Parce que, selon lui, « ce n’était pas normal que nous soyons pauvres étant le continent le plus riche du monde. Nous ce que nous faisons, nous menons des réflexions pour qu’il n’y est plus ce genre de drame ni dans notre pays ni ailleurs en Afrique. Ce que j’essaie de faire aujourd’hui, c’est de mener la réflexion à un cran plus haut. En parlant aux gens qui prennent des décisions mais surtout en apportant des solutions. Une des solutions, c’est le développement industriel de l’Afrique qu’on devrait pouvoir passer encore une fois par la valorisation de nos matières premières ».

Le président du collectif des cadres casamançais estime que dès qu’on découvre du gaz et du pétrole toute la donne change. « Il n’est pas normal qu’un pays qui regorge de richesses naturelles puisse avoir ses enfants vendre des chaussettes dans la rue. Ce n’est pas normal. Et c’est ça que je souhaite m’attaquer. M’attaquer comment ? Avec comme dirait Senghor organisation et méthode. Et que nous revoyons tous les fondamentaux », a-t-il laissé entendre.

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